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Blog mis à jour: 12/08/2008 21:01

A propos de l'auteur

Homo Helveticus, parfois Erectus si les conditions s'y prêtent, j'ai 45 ans (en deux mots, né dans les années 60, mais à ce stade, entre 45 et 50 ans, on oublie volontiers les unités!), donc pas vraiment né de la dernière pluie, j'ai le bonheur de vivre dans cette magnifique région de Suisse que l'on appelle "la Riviera vaudoise", quelque part entre Montreux et Vevey ( http://www.montreux.ch/ ). Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce petit coin de paradis, qu'ils n'hésitent pas à cliquer sur le lien... 

Je vous passerais les détails concernant mon physique, qui finalement n'interresseraient que peu de personnes...ce n'est vraiment pas là le propos de ce blog ! Comme le dit si bien l'adage : "Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse..."

Sachez seulement qu'à mes heures perdues (et elles sont nombreuses), j'exerce l'activité d'écrivain public, que j'aime les mots et leur portée, que j'apprécie l'humour, la musique sous toutes ses formes (sauf le free-jazz, je ne sais pas pourquoi, mais ça me hérisse le poil plus qu'autre chose...), que bien qu'étant un garçon sans surcharge pondérale, j'adore bien manger, et suis à la fois gourmet et gourmand, qu'aux chiens je préfère les chats, car comme le disait Cocteau :... il n'y a pas de chats policiers... ; que je suis ouvert à toutes les cultures, je les trouve toutes tellement enrichissantes; que j'aime la littérature et l'histoire, les arts en général, les plantes et les fleurs, les beaux paysages, et que je préfère les soirées entre amis autour d'une bonne table ou de verres partagés aux folles nuits dans les discothèques (ça, j'en ai déjà fait le tour, et cela ne m'apporte plus rien...)

Autre chose encore, je suis un amateur invétéré de Poker... j'adore ce jeu pour tout plein de raisons trop longues à énumérer ici... mais pour tous les passionnés comme moi, n'hésitez pas à m'en parler...et qui sait, peut-être jouerons-nous ensemble...

Ah oui, petit détail de relative importance : amoureusement, je préfère les hommes aux femmes... c'est bête, mais je n'ai pas vraiment choisi... à l'instar de la pin-up dans le film "Roger Rabbit", je ne peux dire que : "Je n'y peux rien, j'ai été dessiné comme ça"... Navré pour les dames qui me liront...Il n'empêche que je ne suis pas mysogine, loin de là.. de mes trois plus chers amis, deux sont des femmes...comme quoi.... !

Voilà pour l'essentiel... pour le reste, vous le découvrirez au hasard de votre lecture de ce blog...

Pour ce qui est de ma photo, n'en n'ayant pas encore trouvé une qui me plaise suffisamment pour la publier, j'ai choisi celle-ci... en attendant mieux !

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   L'Italie pète les plombs !  1 commentaire
[12/08/2008 21:01]

Les bras m'en tombent à la lecture de mes quotidiens d'aujourd'hui... L'Italie, pays admirable à bien des égards au demeurant, est en train de péter les plombs, voire de se ridiculiser à la face du monde !

En effet, depuis le récent décret d'une nouvelle loi signée "Berlusconi", qui n'en n'est plus à une absurdité près, il appartient désormais aux maires de chaque ville d'édicter leurs propres lois et règlements, aussi fantaisistes soient-ils... Et on en arrive à des interdictions aussi fantasques que peu sérieuses sous d'hypocrites motifs de sécurité, et je cite en vrac : interdiction d'être à plus de trois sur un banc public le soir; interdiction de fumer dans les parcs publics, interdiction de manger, boire, pique-niquer aux abords des monuments historiques et sur les places; interdiction d'être en groupe de plus de deux personnes dans les rues la nuit; interdiction de jouer aux billes et de faire des châteaux de sables sur les plages (sic !); interdiction de boire de l'acool dans la rue (exit les cannettes de bière et vive la prohibition...!); interdiction de se laver (humains ou animaux) dans les fontaines (comme si c'était une pratique courante...); interdiction de prendre des photos dans l'enceinte des piscines, tout cela sous peine d'amendes allant de 50 à 500 euros !!! Sans compter le déploiement massif de milliers de militaires dans les plus grandes villes italiennes, comme si elles étaient en état de siège...!

Toute cette débauche de dérives démagogiques et prétendument sécuritaires prêterait à sourire si elle n'avait le relent fascisant et la funeste couleur des trop sinistres "chemises brunes" qui ont terni l'histoire de ce beau pays dans les années 1930... D'ailleurs, le comité des oppositions au régime "berlusconien" déclarait très à propos : " Interdiction d'être un groupe de plus de deux personnes le soir dans les rues, même le duce n'aurait pas osé...!!!"

Le comble est atteint lorsqu'on lit le commentaire de Emmanuel-Philibert de Savoie (roîtelet d'opérette s'il en fut, dont même les italiens ne veulent plus) sur ces nouvelles lois : "Il faut savoir taper du poing quand il le faut..." Ca m'en a laissé pantois de consternation !!!

Non, vraiment, nous n'irons plus à Venise... c'est devenu trop triste le soir sur la lagune...!

Et me revient en mémoire la célèbre phrase d'Einstein : "L'univers et la bêtise humaine ont cela en commun, c'est qu'il sont infinis.  Quant au premier, rien n'est moins sûr !"





   UNE INEPTIE TELEVISUELLE  0 commentaire
[01/08/2008 3:03]

Mais quand va-t'on finir pour nous prendre pour des demeurés... ?

Je tombe au hasard, ce soir, parmi mes errances télévisuelles, sur cette consternante émission dénommée "Koh-Lanta"... Non mais, franchement, de vous à moi...comment peut-on en arriver à un tel niveau de nullité !!! Y a-t'il un concours de navets sur les chaînes de télévision ??? Sont-ce les estivants téléphiles considérés commes des ânes à qui l'on donne à bouffer n'importe quel foin ?

Après les navrants épisodes de "Loft Story", ceux encore moins édifiants de "La Ferme des Célébrités (en voie de déclin)" et autres désolantes "Star Academy", jusqu'à quels fonds nous fera-t-on plonger ??? On en arrive à des profondeurs abyssales de mièvrerie ! J'en perds mon souffle...

Pour en revenir à cette colossale imbécilité filmée qu'est "Koh-Lanta", qui ne ressemble à rien de moins qu'à un jeu de "boys-scouts" imbécile et tropical pour quelques "bourgeois-bohêmes" de nos villes en mal de sensations fortes et qui ont Dieu sait quoi à prouver à leurs contemporains, qui plus est devant des caméras, on ne peut que s'affliger devant ces pseudo-Robinson Crusoé d'une aventure toute orchestrée qui comble le vide des soirées de nombreux estivants... Et combien sont-ils, ces fervents téléspectateurs, à savoir ce que signifie vraiment le nom de "Koh-Lanta" ??? Combien savent que "Koh" veut dire "île" en language thaï... Et que l'île "Lanta", comme l'est par exemple celle de Samui, n'est qu'une tête d'épingle dans la mer d'Andaman, que l'on connaît mieux sous le nom de Golfe du Siam... et qu'elle ne ressemble en rien à ce que l'on veut nous faire croire...

Certes, il est bien plus simple, et tellement moins fatiguant, d'appuyer d'un doigt distrait sur la télécommande d'un poste de télé pour s'abreuver nonchalamment de quelques aventures fantasmées par écran interposé, plutôt que de se laisser emporter au gré de quelques pages d'un bon livre qui nous feraient voyager dans l'imaginaire, tellement moins abrutissantes que ces niaiseries...!

D'ailleurs, n'en pouvant plus de ces inepties télévisuelles, j'ai appuyé sur le bouton "stop" de ma télécommande, et m'en vais me plonger  dans "Le Livre des Mille et Une Nuits" pour rêver au gré des contes de Shéhérazade... Il y en a 16 volumes, de quoi meubler pleinement mes prochaines soirées....





   UNE AFFAIRE QUI DERANGE  0 commentaire
[20/07/2008 2:06]

Je voudrais saisir l’opportunité de la liberté des lignes qu’offre ce blog pour vous relater une récente affaire dérangeante et non sans certaines répercussions sur le plan diplomatique, dont vous n’avez peut-être pas eu connaissance, mais qui défraye les dernières chroniques de nos journaux helvétiques (Le Matin.ch), à savoir celle concernant les maltraitances d’employés d’un des fils du colonel Khadafi, qui s’est déroulée dernièrement dans l’enceinte d’un palace genevois et qui a valu aux indignes auteurs de cet affligeant épisode une incarcération préventive méritée, bien que de (trop) courte durée par rapport à la gravité des faits.

 

Cet « illustre » personnage, dont la seule valeur est celle d’être issu d’une famille à la notoriété plus que tendancieuse, mais néanmoins muni d’un porte-monnaie très (trop ?) bien garni, débarque à Genève dans le but de permettre à son épouse d’accoucher dans une clinique réputée de ce canton helvétique et s’installe dans une suite d’un des plus luxueux hôtels avec femme, bagages et domestiques. Jusque là, rien que de très banal sous nos latitudes.

 

Mais l’histoire prend un autre tournant lorsque, par l’intermédiaire bienveillant de quelques employés du-dit hôtel, révoltés par les agissements et les conséquences des actes odieux de leurs prestigieux clients envers leurs domestiques, alertent la police pour qu’elle intervienne et mette un terme aux exactions intolérables de ceux qui, pourtant, prétendent faire partie d’une certaine élite. Et quand on apprend le drame qui se déroulait dans une apparente indifférence entre les murs richement feutrés d’un hôtel de luxe, on ne peut qu’être horrifié par de telles pratiques, à peine dignes d’un autre âge.

 

Imaginez-vous que ce quatrième rejeton du funestement célèbre dictateur libyen, déjà trop notoirement connu dans les plus grandes capitales européennes pour ses actes délictueux et répréhensibles, et son épouse  ne sont en fait que de vulgaires esclavagistes d’un temps que l’on dit « moderne », méprisant du haut de leur statut (lequel, on se le demande) les plus élémentaires des droits de l’Homme, à savoir la dignité et le respect de l’être humain.

 

En effet, on reste stupéfait (et le mot est faible) d’apprendre que Monsieur, qui s’affuble du nom d’ « Hannibal » (ce qui, en soi, est une insulte à ce grand général carthaginois) et qui, alcoolique reconnu épongeant sa soif d’ivresse à force de bouteilles de Château-Pétrus à 1'800 francs suisses le flacon (quelle irrévérence pour un tel nectar) passe ses nerfs et déverse toute sa violence sur son employé marocain à coups de ceinturon, de poings, quand ce n’est pas de couteau… Et que Madame, qui n’usurperait en rien le surnom de « Cruella », furieuse de ne pas trouver immédiatement ses bas ou ses chaussures, se défoule hystériquement sur sa camériste en la frappant à coups d’objets contendants, voire avec le crochet d’un cintre, manquant tout juste d’éborgner la malheureuse.

On est d’autant plus abasourdi par tant d’inhumanité lorsqu’on découvre que ces « esclaves »  n’étaient nourris, quand ils l’étaient, que par les reliquats des repas de leurs maîtres, qu’ils devaient être disponibles et en service 22 heures sur 24, et que le pauvre domestique s’était vu confisqué son passeport, attaché par les poignets à un arbre et mis au cachot pour un temps interminable quand il osa, après 5 ans de calvaire, demander sa démission… et que la mère de cet homme, vivant en Libye, sitôt l’affaire portée à la connaissance des autorités de ce pays –  c’est à dire sur le champ –  a été mise en prison sans autre forme de procès… C’en est à vomir de dégoût !

 

Et dire que ce dictateur qu’est Khadafi depuis plus de 30 ans a été reçu en grande pompe par le brave président Sarkozy, campait avec toute sa suite dans les jardins de l’Elysée avec tous les égards dus à un grand et respectable chef d’Etat… ça fait quand même un peu froid dans le dos !

 

Pour la petite histoire, sachez tout de même que les odieux et cruels époux Khadafi, après deux jours de garde à vue, ont été remis en liberté moyennant 500'000 francs suisses de caution, ont quitté Genève et la Suisse pour regagner leur pays ou des contrées moins regardantes, et ont porté plainte (sous la houlette de trois des plus renommés avocats du Barreau de Genève) contre leurs indélicats et effrontés employés pour calomnie et complot visant à discréditer leur très haute renommée… On pourrait en rire, si cela ne prêtait plutôt à en pleurer d’indignation !!!

 

En tous les cas, on en vient à souhaiter de tout cœur que ces deux sinistres personnages soient à tout jamais considérés comme « personae non grata » à l’intérieur de nos frontières, car en aucune manière nous ne saurions tolérer la présence infamante de tels individus, aussi riches et puissants fussent-ils !!!

 

P.S. Une petite consolation dans cette révoltante affaire : les deux malheureux employés ont fait une demande d’asile en Suisse (qui leur sera vraisemblablement accordée compte tenu des circonstances) et sont désormais placés sous bonne garde policière et dans un endroit tenu secret afin d’assurer leur sécurité contre d’éventuelles et probables représailles.

 

 

 





   LA GRAMMAIRE SERAIT-ELLE SEXISTE ??!!??  3 commentaires
[15/07/2008 2:38]

LE GENRE GRAMMATICAL

Pourquoi, peut-on pour une fois me le dire, dès que c'est galère, c'est tout de suite au féminin ?

La pluie, la neige, la grêle, la tempête, tout ça, c'est pour vous les femmes !

Pour nous les hommes, c'est le soleil, le beau temps, le printemps, le paradis !

Vous les femmes, vous n'avez vraiment pas de chance : la cuisine, la bouffe, la poussière, la saleté, la balayette, la serpillère !

Pour les mâles, c'est le café ou le whisky dans le fauteuil avec le journal, un cigare en regardant le match de football, et ça pourrait être le bonheur si vous ne veniez pas semer la discorde, la zizanie, en un mot : la merde !

Pour retrouver le calme et la sérénité, je crois que nous devrions laisser le genre décider. Vous pouvez regarder la télé, mais nous choisissons le poste. Et même si vous avez la télécommande sous la main, nous en gardons le contrôle.

Mais n'y voyez-là aucun sexisme de ma part, oh non ! D'ailleurs, entre parenthèses, je vous rappelle que le mot sexe n'a pas de féminin. On ne dit pas la sexe, mais bien le sexe d'une femme, ou encore le vagin !

Par définition, le plaisir est donc pour les hommes. Car si les préliminaires sont rapides, c'est qu'ils ne sont qu'un préliminaire. Pour ne pas dire une perte de temps. Car après avoir obtenu un orgasme, les hommes se retournent pour trouver le sommeil pendant que les femmes vivent une frustration.

Bien sûr, vous les femmes pouvez faire preuve d'une vertu exemplaire, tandis que nous pouvons souffrir d'un complexe de taille !

D'ailleurs, dès que c'est sérieux, comme par hasard c'est tout de suite au masculin !

Ne dit-on pas une flaque d'eau,  une rivière, une mare, tandis qu'on parle d'un lac, d'un fleuve, d'un océan ?

On dit aussi faire une balade sur une trottinette, alors qu'on peut faire un voyage dans un avion à réaction !

Cependant, lorsqu'il y a un problème avec un avion, c'est avant tout une catastrophe ! C'est d'ailleurs souvent la faute d'une erreur de pilotage, d'une panne d'essence, d'une mauvaise visibilité... Bref, toujours à cause d'une connerie !

Et alors là, attention mesdames ! Dès que la connerie est faite par un homme, ça ne s'appelle plus une connerie, mais un impondérable, un concours de circonstances !

Enfin, moi, si j'étais vous les femmes, je ferais une pétition. Et il faut faire très vite parce que votre situation s'aggrave de jour en jour. Il n'y a pas si longtemps, vous aviez la logique, la bonne vieille logique féminine.

Et cela ne nous a pas plu à nous, les hommes ! De fait, nous avons inventé le logiciel !

Mais il faut bien l'avouer, vous avez quand même quelques fois de petits avantages, vous les femmes : nous avons créé le mariage, le divorce; vous bénéficiez de la pension, de la maison. Vous avez la carte de crédit, nous avons le découvert !

Tout bien considéré, je vous le concède, le type qui a inventé la grammaire était vraissemblablement mysogine...

 


   LA LANGUE AU CHAT  1 commentaires
[01/07/2008 13:10]

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JE N'AIME PAS LA LETTRE N

PARCE QU'ON LA PRONONCE HAINE.

J'AIME BEAUCOUP LA LETTRE M

PARCEQU'ON LA PRONONCE AIME.

MON DIEU QUE NOTRE LANGUE EST RICHE !

J'EN SUIS SUR LE Q !!!

Extrait de la BD "Le Chat" de Philippe Geluck


   Un avenir peu prometteur  1 commentaires
[29/06/2008 3:32]

Je pense que vous l’avez tous constaté comme moi, le prix du pétrole connaît ces derniers temps une flambée sans précédent… et selon toutes les prévisions, des plus relativistes au plus alarmistes, c’est loin d’être fini… On se dirige allègrement vers un baril coté à environ 200$, si ce n’est plus, d’ici à la fin de cette année ! Ce qui va rendre l’essence qui nous fait rouler toutes et tous, de même que le mazout qui nous réchauffera l’hiver prochain, à un prix tout à fait exorbitant… pour ne pas dire totalement (et ce n’est pas un jeu de mots) prohibitif ! Et ce pour des motifs purement spéculatifs qui vont engraisser les financiers et autres grosses fortunes se détournant d’un boursicotage des plus aléatoires ne garantissant plus des profits alléchants… Tout cela sur le dos des malheureux consommateurs que nous sommes tous et qui dépendons de cette ressource terrestre qui est à la base de l’économie mondiale. Car il ne faut pas se leurrer, si les transports deviennent de plus en plus chers, ce sont tous nos biens de consommation dont les prix vont prendre un ascenseur qui ne saura plus s’arrêter de grimper jusqu’à des sommets dont nous n’avons même pas idée ! Mais il y a d’autres domaines qui vont nous devenir de plus en plus inaccessibles et l’une des retombées spectaculaires de la fin d’une énergie bon marché, ça va être la fin des voyages en avion … Ce qui nous semble aujourd’hui des plus évidents et à la portée de toutes les bourses, grâce notamment aux voyages « low-cost » qui nous permettent encore de rejoindre des destinations plus ou moins lointaines à moindre coût deviendra sous peu complètement irréalisable… Beaucoup de gens croient que les compagnies aériennes font leur chiffre d’affaires sur les classes « business » ou « grand luxe »… C’est complètement faux ! Les compagnies aériennes font leur chiffre d’affaires sur les classes « économiques »… Et quand le prix du billet d’avion aura tellement augmenté qu’il n’y aura plus personne en classe « éco », les avions vont rester cloués au sol, pour la simple et bonne raison qu’ils ne seront plus rentables en vol ! Ces six derniers mois, vous ne vous en êtes peut-être pas rendus compte, pas moins de 24 compagnies aériennes ont déjà disparu… Plusieurs compagnies ne font même plus le plein de leurs appareils, afin qu’ils volent plus légers ! Donc moins chers !!! Bonjour la sécurité au moment de l’atterrissage ! Les avions de SouthWest Airlines, la première compagnie « low-cost » américaine, volent désormais plus lentement… Lufthansa nettoie régulièrement ses appareils afin de réduire leur résistance à l’air ; quant à Singapore Airlines, on réduit la quantité d’eau embarquée… Chez British Airways, on annonce la suppression de plusieurs vols à brève échéance. L’australienne Qantas va supprimer plusieurs vols elle aussi. Continental Airlines va retirer 67 appareils, des Boeings 737 gourmands en kérosène, et va supprimer 3000 emplois ! RyanAir est inquiète et envisage d’immobiliser 10% de sa flotte dès l’hiver prochain. Rien qu’en Europe, 50 compagnies aériennes sont d’ores et déjà menacées, sinon condamnées ! Et il n’y a pas que le kérosène qui augmente… toutes les taxes augmentent aussi ! C’en est fini des vols à bas prix, et c’en est bientôt fini des transports en avion ! Parce que les bio-carburants de deuxième génération comme les algues, on en est juste aux premiers essais… Et les premiers vols de ce type n’auront pas lieu avant…20 ans ! D’ici-là, beaucoup d’acteurs du marché aérien auront disparu !!!

Et poussons le raisonnement un peu plus loin : qui dit fin des transports aériens dit aussi mort du tourisme ! Que vont devenir les pays dont le tourisme, précisément, est la principale ressource économique ? Qu’adviendra-t-il des hôteliers et de tous leurs employés ? De quoi vont-ils vivre ? Comment s’en sortiront-ils ? Tout cela aura un effet « boule de neige » dont nous ne soupçonnons pas les retombées dramatiques !

 

Les informations sus-citées sont tirées d’une excellente émission radiophonique hebdomadaire diffusée sur les ondes helvétiques (Couleur3.ch), que je ne saurai trop recommander à tous ceux qui s’intéressent peu ou prou à l’écologie et aux nouvelles technologies et qui a pour titre « La planète bleue » , dont l’un des slogans est : « Après l’ère cybernétique, voici l’heure cyber-éthnique… le panorama mondial et futuriste des musiques nouvelles, un point sur l’actualité de demain. », consultable et audible sur le net à l’adresse www.laplanetebleue.com/  ou sur le site www.couleur3.ch/


   Un petit bijou d'humour... qui en vaut la rondelle !!!  1 commentaires
[19/06/2008 1:08]

Je ne résiste pas au plaisir de retranscrire ici ce petit bijou d'humour :

"

Cher Monsieur Darty,

Mon petit lave-vaisselle étant fort malade, j'ai acheté ce jour auprès du Service Après-Vente de votre magasin de Saint Quentin, trois petites rondelles destinées à lui rendre la santé. Je vous joins la photo de l'une d'entre-elles en attachement pour vous faire rire, car je ne doute pas que vous serez tout esbaudi d'une franche hilarité en apprenant, cher Monsieur Darty, que vous vendez ces rondelles à vos bienheureux clients au prix de 5,88 Euros TTC LE BOUT. Trois petites rondelles font donc chez vous, cher Monsieur Darty, la somme rondelette de 17,64 Euros.

Cher Monsieur Darty, bien que ces rondelles semblent faites d'un vulgaire plastique, je me demande toutefois si elles contiennent quelque matériau révolutionnaire issu,
n'en doutons pas, de la recherche spatiale, puisqu'il est patent que vous vendez ce plastique à un prix au kilo qui ferait pâlir d'envie le meilleur des caviars.

Il faut l'oser, et, franchement, je crois qu'à ce point-là, même un garagiste n'oserait pas. Cher Monsieur Darty, je remarque que l'en-tête de votre bon de commande indique en gras :

 
<< NOTRE OBJECTIF : 100% DE CLIENTS SATISFAITS >>,

 
aussi, bien que les petites rondelles que vous m'avez vendues soient en excellent état, je m'interroge sur ce sentiment persistant que je ressens de m'être fait violemment dilater le fondement par vos soins experts.

Ceci m'occasionnant quelques douleurs désagréables, je vous serais donc reconnaissant de bien vouloir me faire parvenir par retour un pot d'onguent approprié à calmer la région injustement traumatisée.

Je me permets également de vous prier de bien vouloir transmettre le présent message à la personne la plus appropriée à juger de la satisfaction de votre clientèle et de votre politique tarifaire, au sein du Comité des Sublimes Décideurs de votre Auguste Entreprise.


PS : Ce courrier inondera le net tant que le pot d’onguent ne m’aura pas soulagé

""

Un tout grand merci à ma chère amie A.-S. qui m'a transmis copie de cette truculente missive...

 


   Heureux gastéropodes  0 commentaires
[18/06/2008 2:14]

galerie-membre,escargot,escartouphle2.jpgEn ces jours délicieusement humides, se déclinant sur tous les gris du ciel, j'en viens à envier ces gentils mollusques, et presque à regretter de ne pas être né gastéropode...

Quelle joie n'éprouverais-je à me glisser, en me hâtant lentement entre et dessous  toutes ces jeunes et croquantes pousses de laitues, scaroles et autres salades tellement appétissantes et gorgées d'eau, goûtant de tout mon saoûl ces généreuses et fraîches ondées qui nous arrosent ce printemps, en m'arrêtant lors des mes folles et lentes balades pour papoter négligemment et toutes cornes dehors avec de voisines limaces aussi heureuses que moi de cette mane divine, et pour m'en aller, à l'instar de mes congénères cités amoureusement par un certain Monsieur Prévert, à l'enterrement d'une feuille morte...

Mais voilà qu'à nos coquilles frappe bientôt l'été, dardant probablement de tous ses rayons d'un brûlant soleil, tant espéré par ces bipèdes humains si pressés d'aller rôtir sur de vastes étendues qu'ils appellent "plages", que déjà me prend l'envie de la ferme résolution suivante : le 21 juin, c'est décidé, j'entrerai en hibernation...


   Un monde parfait....  1 commentaires
[16/06/2008 0:16]

Dans quel monde vivons-nous...? Franchement, je vous le demande, et je m'interroge... Quel bel avenir nous prépare-t'on là...? Nous en sommes arrivés, à la première décennie de ce fabuleux an 2000 qui, par ses promesses libératrices, nous avait tant fait rêvé, à des considérations quasi moyennâgeuses et presque inquisitrices, tant nous sommes désormais soumis à la morale bien-pensante, et tellement imbue de ses propres vérités, des édiles qui nous gouvernent, et tout cela pour notre soit-disant mieux-vivre... Laissez-moi rire doucement sous ma cape ! Ce ne sont finalement que billevesées et autre coquecigrues qui ne sont destinées qu'à mieux nous endormir dans notre pseudo bien-être... pour mieux nous mener par le bout de notre nez...

Voilà qu'en lisant une des dernières éditions dominicales d'un quotidien suisse, je découvre que nos merveilleux hauts-administrés hélvètiques - dont ces notables conseillers fédéraux qui s'indignent du bruit des supporters des matchs de l'Euro08 sur la place fédérale, alors qu'ils nous ont abreuvé des fantastiques profits (financiers s'entendent) que ces joutes sportives allaient nous amener, sans parler du prestige de notre beau pays... - montent au créneau pour vouloir interdire de vente les jeux vidéo qu'ils considèrent trop violents pour nos jeunes têtes blondes...  Des jeux vidéo qui sont pourtant déjà interdits de vente aux moins de 18 ans... Certes, ces jeux promulguent une violence quasi insoutenable... On peut à loisir y dépecer, torturer, atomiser son prochain sans aucune autre forme de procès. Qu'on ne s'y méprenne pas, je n'y adhère pas, et loin de moi l'idée.... Personnellement, je trouve ça nul et sans aucun intérêt... Mais tout de même... Quand on considère que, sur certaines chaînes de télévision, accessibles à tous, on peut allègrement passer toute une soirée, c'est à dire environ 4 heures (et je suis modeste), à visionner des meurtres tous plus diaboliques et sadiques les uns que les autres, sans que personne ne s'en émeuve davantage, je m'étonne...

Bien sûr, l'argument fatal est que ce genre de jeux pervertit notre jeunesse et ne lui fait plus discerner la réalité de la virtualité... mais je me pose la question suivante : la responsabilité dans tout cela n'est-elle pas celle des parents qui permettent à leur progéniture d'acquérir et de visionner ce genre d'obscénités ?

Personnellement, je me souviens d'un temps, que les moins de vingt-ans ne peuvent pas connaître, où l'on m'envoyait me coucher sitôt qu'apparaissait sur le peit écran le "carré blanc" fatidique, signalant un programme n'étant pas destiné à un jeune public....

Et une autre question surgit à mon esprit : en sommes-nous arrivés à un tel point de n'avoir plus aucun discernement, de ce qui est bien par rapport à ce qui est mal ? Qu'il faille décider pour nous, pauvres âmes égarées, des permissions et des interdits ?

On finit par en arriver à monde lisse, sans aspérité aucune, où l'on bannit la fumée qui pourrit nos poumons dans les lieux publics, alors que nous respirons de tout notre souffle les éffluves des voitures qui nous entourent, et dont nous sommes les premiers utilisateurs... Quand bien même ces fameux (fumeux?) produits toxiques incriminés sont vendus en toute liberté, partout et ailleurs...et à quels profits ?! Quel curieux paradoxe !!!

On en vient à rêver d'un monde meilleur, sans odeurs qui nous dérangent; sans poils sur de viriles poitrines; sans obèses qui empiètent sur notre espace vital; sans homosexuels avec qui notre belle humanité ne pourrait se perpétuer dignement; sans vieux qui bouffent nos futures allocations alors que nous nous évertuons à prolonger la vie par tous les moyens possibles, à grand renfort de botox et autres modes de vie qui nous feront durer plus longtemps encore; sans handicapés qui nous empêchent d'avancer plus loin encore et nous ramènent à nos propres limites; sans étrangers qui viennent bouffer notre pain quotidien (sans parler du bruit ni de l'odeur, comme se plaisait à le faire remarquer Monsieur Chirac); sans cloches ni oiseaux dont le vacarme empêche de dormir ces nouveaux bourgeois-bohêmes qui roulent en 4x4, mais qui vivent à la campagne, tellement c'est merveilleux ce retour à la nature... Sans plus aucun désir, sans plus aucun plaisir, sans orgasmes, de peur de réveiller le voisin ou d'avoir une sensation culpabilisante; sans plus de sourires à force d'avoir peur de montrer ses dents, sans même plus avoir le courage de penser par nous-mêmes, tellement on pense et sait à notre place ce qui est, sera bien et bon pour nous..  Oui, vraiment, quel monde merveilleux on nous promet-là !

Et nous pourrons aller nous coucher, en toute quiétude, légers, avec la vision dernière d'une lucarne bien étriquée sur un monde totalement aseptisé, en nous étant gavés de sang, de pouvoir et de sport, de catastrophes tellement lointaines qu'elles ne pourront jamais nous atteindre, de jeux et d'émissions de téléréalité qui nous feront croire que nous sommes finalement bien meilleurs que les autres... oui, nous pourrons aller nous coucher, en ayant pris nos somnifères qui nous aideront à accéder à une nouvelle vie rêvée... à un monde parfait !

Mais dans tout cela, n'en sommes-nous pas à regretter ces bons vieux slogans "soixante-huitard", peut-être ringards, mais qui criaient haut et fort et pleins d'heureuses et prometteuses perspectives, que sous les pavés était la plage, qu'il faudrait qu'il soit interdit d'interdire ???

 


   Mea culpa...footballistique  0 commentaires
[12/06/2008 1:58]

Je voudrais faire ce soir un petit "mea culpa" sur mes propos résolument anti-footballistiques... ne dit-on pas qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.. Je n'ai pas vraiment changé mon avis quant à ce pseudo-événement qu'est l'Euro08, mais je l'ai un tant soit peu modifié...

En effet, je me suis surpris à regarder, en diagonale, le match opposant la Suisse à la Turquie... allez-donc savoir pourquoi...!

Et je dois dire que, bien que les arcanes de ce sport me restent un peu hermétiques et que la ferveur supportrice nationale m'est totalement étrangère, j'ai néanmoins été subjugué par la performance des sportifs en jeu... Et là, force m'est de m'incliner... Chapeau bas, Messieurs, fussiez-vous helvètes ou ottomans, vous n'en déméritiez pas moins ! Quelle gageure que de courrir en long et en large sur ce terrain détrempé, sous une pluie battante qui vous mouillait jusqu'aux os, de jouer au football sur un sol qui se serait mieux prêté au water-polo, frappant du pied un ballon qui refusait d'avancer sautant avec hésitation de flaque en flaque... j'ai trouvé cela admirable... Faut-il décidément aimer ce sport pour le pratiquer dans de telles conditions...

Cela dit, je ne pense pas que je me rallierai à nombre de mes contemporains inconditionnels de ce sport... J'y ai néanmoins découvert une certaine beauté insoupçonnée, et une endurance qui force l'admiration... Ce sont tous les à-côtés qui me laissent tout de même un peu perplexe et qui, à mon modeste avis, ternissent un peu l'éclat de ce jeu...

 


   Rien a foot....  2 commentaires
[06/06/2008 21:44]

foothumour.bmpA  l’aube de l'Euro08, (jour J-1) voilà déjà que je n'en peux déjà plus... Depuis plus de deux (longues) semaines, et je suis modeste, il ne se passe pas un jour, pas un journal télévisé ni un seul quotidien sans qu'on ne nous rabatte les oreilles à satiété avec le foot... ! Comme si la planète allait, tout à coup, s'arrêter de tourner pour cet événement…  Je ne sais pas si je me « vieuxconnifie », mais à mon humble avis, trop, c’est trop.. On nous bassine avec force de détails, et où qu’ils vont loger (généralement dans des palaces que ni vous ni moi ne pourrions nous offrir), ce qu’ils vont manger, à quelle heure seront les entraînements, c’est tout juste si on ne nous informe pas à quelle heure ils vont pisser… s’ils défèquent dur ou mou… et j’en passe et des meilleures…

Non mais où va-t-on ?  Tout ça pour vingt-deux gaillards qui vont courir après un joli ballon à chaque partie… c’en est risible. La belle affaire…

Bien sûr, je les entends déjà, les afficionados invétérés qui vont me parler de la beauté du sport… Du sport ? Laisse-moi rire…. Il n’y a qu’a voir tous les drapeaux fleurir aux balcons pour se rendre compte que tout cela n’exacerbe qu’un nationalisme latent qui ne demande qu’à éclater, souvent dans des violences qui me dépassent…

Pourtant je devrais me réjouir, à l’instar de mes congénères, car c’est vrai qu’on voit là de fort beaux spécimen de la race humaine… surtout de la gent masculine… toutes ces belles cuisses musclées et velues à souhait, ces échanges de maillots virils et plein de sueur, tout cela devrait m’émoustiller… C’est vrai que c’est beau, tout ces mâles qui s’excitent après un ballon, et qui, dans la foulée, engrangent plus d’argent en une partie que nous ne pourrons en gagner en toute une vie de dur labeur… On ne peut qu’applaudir !

Mais tout cela me laisse un goût amer dans la bouche…. En pensant à tous ces gens par delà le monde, qui se battent pour un bol de riz, pour faire vivre leur famille, juste pour survivre… et pour pouvoir peut-être avoir la chance, dans les meilleurs des cas, d’aller regarder un de ces fabuleux match sur le poste de télé local… pour avoir accès, ne serait-ce qu’en rêve, à tous ces merveilleux moments… Pendant que d’autres se gaveront de chips, de bières et autres délectations en se disant que, décidément, il fait bon vivre….


   Le cabinet de curiosités  0 commentaires
[03/06/2008 2:33]

Cabinet de curiosités de Bonnier de la Mosson.JPG"curiosus, cupidus, studiosus" ainsi le dictionnaire de Trévoux publié en 1771 définit-il la curiosité: ce qui se traduit par "l'attention, le désir, la passion du savoir".

Justement, ma curiosité fut particulièrement piquée hier après-midi, premier dimanche bien maussade du mois de juin naissant, par un reportage télévisé consacré aux cabinets de curiosités. Jusqu'à ce moment-là, j'en ignorais totalement l'existence et encore moins à quoi ils étaient destinés.

Le cabinet de curiosités est un miroir du monde, un microcosme. Il tente de représenter la merveille et la diversité de la Création. Les cabinets ont toujours contenus des pièces fantaisistes: la fabuleuse corne de licorne du Trésor de Saint-Denis, aujourd'hui au Musée national du Moyen âge, des dents de dragon enchâssés d'or, des lutins embaumés, des os de Titans ou des griffes de yéti. Dès la Renaissance, la fascination pour le monstrueux et les chimères, jointe au goût de la mystification, peuple les cabinets de curiosités d'improbables naturalia. La supercherie est présente au coeur des plus somptueuses collections. Bien qu'ancêtres des musées, les cabinets de curiosités n'en ont pas la rigueur scientifique: les attibutions sont souvent erronées, la provenance et la datation sont farfelues.

J'ai été étonnemment surpris par la la perpétuation, de nos jours encore, de ces chambres des merveilles (comme on les dénommaient aussi), du nombre d'amateurs et aussi de la richesse de leurs collections, de cette étrange passion pour l'étrange, les bizarreries végétales ou animales, les objets ou oeuvres insolites.

Selon la tradition, une collection se compose de naturalia (animaux empaillés ou conservés dans le formol, madrépores, météorites, monstres et merveilles de la nature), d'artificialia (clepsydres, fioles lacrymales, astrolabes, automates) et d'exotica (papyrus, tambours indiens ou pipes inuites, statuettes barbares).

On trouve encore aujourd'hui des cabinets de curiosités un peu partout en Europe, mais également aux Etats-Unis (les célèbres et amusants "Believe it or not museums" qu'on peut visiter dans quasiment toutes les grandes villes américaines).

Curieusement, il y avait au fond de moi une sensation de déjà-vu, une impression de familiarité avec ces petits musées de l'étrange... Quand soudain je réalisais que j'avais passé toute mon enfance dans une sorte de cabinet de curiosités ! La famille d'accueuil chez qui j'ai grandi, grands voyageurs, avaient transformé leur maison en un véritable petit musée rempli d'objets insolites, de statuettes, de masques, tout un exotique bric-à-brac qui me faisait moi aussi voyager. Certains d'entre eux étaient même un peu inquiétants, comme ce cobra dressé en un combat figé et éternel avec une mangouste, ces serpents en flacons, cette main de singe, ces poissons séchés dont l'un était tout gonflé et hérissé de piquants et d'autres dont le squelette prenait l'image d'un diable ou quelque démon, ces masques bizarres d'un peu partout, cette tête réduite de Bornéo...

Je comprends, et quelque part je partage, cette attirance pour des pièces étonnantes et rares, grotesques ou scientifiques. Car comme tous ces passionnés, je pense que les objets on une âme, que les choses savent nous parler si nous pouvons les entendre.

 



   Mes insomnies... (texte et chanson de Barbara)  0 commentaires
[30/05/2008 23:25]

A voir tant de gens qui dorment et s'endorment à la nuit,

je finirai, c'est fatal, par m'endormir aussi;

A voir tant d'yeux qui se ferment couchés dans leur lit,

je finirai par comprendre qu'il faut que je m'endorme aussi.

J'en ai connu des grands , des beaux, des bien bâtis, des gentils,

qui venaient pour me bercer et combattre mes insomnies,

mais au matin je les trouvais endormis dans mon lit,

alors que je veillais seul en combattant mes insomnies.

A force de compter les moutons qui sautent dans mon lit,

j'ai d'immenses troupeaux qui se promènent dans mes nuits,

qu'ils aillent brouter ailleurs, par exemple dans vos prairies,

labourages et pâturages ne sont pas mes travaux de nuit.

Sans compter les absents qui me reviennent dans mes nuits,

j'ai quelque fois des vivants qui me donnent des insomnies,

et je gravis mon calvaire sur les escaliers de la nuit,

j'ai déjà connu l'enfer, connaîtais-je le paradis...

Le paradis, ce serait pour moi de m'endormir la nuit,

et je rêve que je rêve qu'on a tué mes insomnies,

et que pâles, en robes blanches, on les a couchées dans un lit,

à tant rêver que j'en rêve, les re-voilà mes insomnies...

Je roule comme les chats, je glisse comme les souris,

et Dieu lui-même ne sait pas ce que je peux faire de mes nuits...

Mourir ou s'endormir, ce n'est pas du tout la même chose,

et pourtant c'est pareillement se coucher les paupières closes,

une longue nuit où je les avais tous deux confondus,

ne s'en fallut qu'au matin, je ne me réveille plus.

Mais au ciel de mon lit, il y avait les pompiers de Paris,

au pied de mon lit, les adjudants de la Gendarmerie,

Oh messieurs dites-moi ce vous faites-là, je vous prie,

Monsieur, nous sommes là pour veiller sur vos insomnies.

En un cortège chagrin, il y avait mes parents, mes amis,

gravement, au nom du Père, du Fils, et puis du Saint-Esprit,

si après l'heure, c'est plus l'heure, avant l'heure ce ne l'est pas non plus,

ce n'est pas l'heure en tout cas, mais grand merci d'être venu.

Je les vois déjà rire de leurs fines plaisanteries,

ceux qui prétendent connaître un remède à mes insomnies,

un médecin pour mes nuits, j'y avais pensé moi aussi,

mais c'est contre lui que je couche mes plus belles insomnies.

A voir tant de gens qui dorment, et qui s'endorment à la nuit,

je finirai, c'est fatal, par pouvoir m'endormir aussi...

mais si dormir c'est mourir, ah, laissez-moi mes insomnies,

j'aime mieux vivre en enfer que dormir en paradis.


   Le Bonheur (texte : Jean Villars-Gilles)  1 commentaires
[30/05/2008 22:20]

Quand l'aurore aux accents d'une flûte champêtre,

saute sur ma fenêtre annonçant le beau temps.

Quand au sommet du jour, le soleil dans sa force,

fier et bombant le torse fait rouler son tambour.

Ou quand le soir descend,  posant sur la ville,

ses douces mains tranquilles, dans mon ravissement.

Je pense à ce bonheur dont nous rêvons sans cesse,

mais la vieille sagesse me dit avec douceur :

Le bonheur, est chose légère,

que toujours, notre coeur poursuit,

mais en vain, comme la chimère,

on croit le saisir, il s'enfuit...

Il n'est rien qu'une ombre fugace,

un instant, un rayon furtif,

un oiseau merveilleux qui passe,

ravissant, mais jamais captif.

Le bonheur est chose légère,

il est là, comme un feu brillant,

mais peut-on saisir la lumière,

l'éclair, le feu, l'ombre ou le vent.

Dans ce siècle de peur, de misère et de guerres,

il est pourtant sur terre de très humbles bonheurs,

ils sont là sous la main faits de très humbles choses,

le parfum d'une rose, un beau regard humain.

C'est le souffle léger d'un enfant qui sommeille,

L'amitié qui veille, et le pain partagé.

Puis voici qu'un jour le bonheur qu'on envie,

entre dans notre vie sous l'aile de l'amour.

Le bonheur, dans le grand silence

de la nuit, c'est sur le chemin,

le bruit clair de ton pas qui danse,

ta main que je tiens dans ma main.

Le bonheur, c'est toi, source vive,

de l'amour, dans son vert printemps;

dans la nuit, dans tes bras captif,

j'entends ton doux gémissement.

Le bonheur, c'est de croire encore,

à un monde que nous verrons un jour,

resplendir l'éternelle aurore,

qui sème un immortel amour.


   JE SUIS...  2 commentaires
[30/05/2008 15:45]

iAndre2-signe de l'ange.jpg

Je suis la lumière qui t'a bercé pendant neuf mois.

Je suis la lumière, et je brûle pour toi.

Je suis la pluie qui te regarde tomber.

Je suis la pluie que rien ne pourra arrêter.

Il y a deux mille ans que je t'attends...

Je suis le vent qui te berce l'été et qui, l'hiver, dort avec toi.

Je suis la nuit qui te fait rêver et qui aussi, parfois, te fait pleurer.

Je suis la pluie et la lumière; il est minuit, tu vas t'endormir et je suis là.

Je suis le soleil qui te regarde briller.

Je suis la pluie qui ruisselle sur ton corps.

Derrière ta fenêtre, il y a deux mille ans... deux mille ans que je t'attends...

Et tu me gardes prisonnier au-dehors.

Je suis la pluie de lumière.

Je suis le vent... je suis le vent qui souffle dans ta tête et qui te fait frissonner.

Je suis l'énergie qui te permet de vivre.

Je suis...



22 notes (2 Pages, 15 par page)
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